16 février 2017 : Bobigny, la jeunesse rebelle face à la violence policière. A qui la légitime défense ?

Guet-apen policier et affrontements à Bobigny

Jeudi 16 février 2017, plus d’une centaine de personnes se sont fait gazer dans la nasse policière autour de la gare routière de Bobigny. Aucun « incident » n’a encore eu lieu quand, tout d’un coup, les policiers, armés jusqu’aux dents, enfilent leurs casques. Un petit groupe de jeunes s’affiche devant une caméra de télévision. Il faut préciser qu’une partie non-négligeable d’entre eux semble âgée de moins de 18 ans. Des grenades sont tirées vers la gare, mais également plus loin, en dehors de la nasse, là où se trouvent notamment des gens du quartier qui observaient l’événement. Des médiateurs, avec des gilets jaunes, tentent de calmer les jeunes. Des habitants du quartiers pris dans la nasse s’énervent contre les policiers qui ne les laissent pas sortir.

Tandis que des policier font tourner le spray décontaminant, deux jeunes femmes voilées en pleurs se retrouvent coincées devant une ligne de policiers. Ils ne font pas un geste pour les aider ni ne prononcent une parole à leur encontre.

Les personnes nassées peuvent sortir après une fouille des sacs et une palpation. Un jeune finit menotté.

En dehors de la nasse, des affrontements débutent. La police tire des balles en caoutchouc au LBD et des grenades de gaz lacrymogènes. Une course-poursuite oppose des groupes de jeunes aux policiers qui, en tenue anti-émeute, sont à la peine. Ces jeunes ne sont pas particulièrement « mobiles », c’est surtout qu’ils veulent éviter l’interpellation ou le contact direct avec des policiers qui ne peuvent enchaîner plus de quelques centaines de mètres de course à un rythme qui n’est pas celui d’un marathonien.

Une « manif sauvage » rassemble une centaine de personnes jusqu’à Drancy. Des policiers municipaux de Drancy participent activement à la dispersion en tirant au flashball tandis qu’une voiture de police banalisée gaze et tire au LBD par la fenêtre. Les groupes se dispersent et se retrouvent notamment à Bobigny. Les affrontements reprennent avec cette fois-ci quelques tirs de feux d’artifice qui ne font pas mouche. La plupart des projectiles non plus vu la distance imposée par un équipement massif en LBD des forces de l’ordre. Après une pause à cause de la pluie, les affrontements reprennent jusqu’après la tombée de la nuit. Au moins 6 interpellations ont été observées.

« Première révolte » (BOBIGNY, 16 février)

BOBIGNY, le 16 février 2017 : nouveau rendez-vous ce jeudi 16 février pour Théo, violé par les policiers de la BST (Brigade spécialisée de terrain), le 2 février 2017 dans la cité des 3000 à Aulnay-sous-bois.

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