Les « Enfants du Destin » de Médine viennent des 4 coins de la planète

Sou-han

“Sou Han” est le premier extrait de la saga.

Ce story-telling raconte l’histoire d’une petite fille vietnamienne qui perd son père durant la guerre du Vietnam.

Au petit matin seul son cri s’élève
Le coq hurle à la mort et le soleil se lève
L’aube est parfumée de Soja
Sou Han est vietnamienne et son père est soldat
Petit papa qui cache ses larmes, il se lave le visage et charge son arme
Une balle à l’essai vers le ciel
Il part pour le front les yeux vers le ciel
Il quitte le village ses enfants et sa femme, bientôt il retrouvera les déserts de Napalm. Sou Han et ses frères ont mal mais ne pleurent pas
« Petit papa je t’en prie ne pars pas. »
Désormais la jungle s’offre à lui, les mines chantent et les balles sifflent la nuit
S’il pleut la nuit, seul un arbre pour abri, tant qu’il vit, il écrit à sa famille seul souci
Parti ! Depuis des heures en éclaireur, le mot d’ordre est clair il n’a pas le droit à l’erreur
Il se baisse, observe l’ennemi, étrangement dans la nuit il pense à sa fille
La première balle en pleine rotule, puis la seconde, petit papa capitule
Abattu par un ennemi poseur de mines, la troisième lui déchire la poitrine
Sou Han, au réveil, n’est plus la même, elle connaît la nouvelle que son oncle lui amène
Elle reste assise, les idées noires ébènes, loin d’avoir digéré la douleur vietnamienne
Aucun scrupule dans leur politique meurtrière
Ils brandissent le blanc et par derrière croisent le fer
En occident ils ne comprennent rien !
Rambo a tué mon père et c’est nous les assassins
L’agent orange qui déforme nos visages, ils nous mentent en abreuvant de coca nos villages
Enfant du destin ici pour mes frères
Maintenant ils sauront ce qu’est la guerre !
Sou Han s’est fait exploser, dans un bar d’alcooliques et de prostitués

Enfant du destin
Enfant de la guerre
Enfant du destin
C’est pour mes frères
Sou Han
Vietnam, Laos, Cambodge, Corée, Chine, Taïwan, Hong-Kong, Indonésie et Malaisie
Tous les pays
Enfant du destin

Produit par Proof, extrait de « 11 septembre, récit du 11eme jour » sortie en 2004


David

Ce morceau va connaître une suite sur l’album Protest song sorti en 2013 ; avec « Daoud » qui expose le point de vue de l’homme qui se fait exploser au fond du bus.

Au crépuscule, les champs encore ensoleillés
C’est le chant de la rivière et l’odeur des oliviers
L’harmonieux tableau de la saison
David est un juif et ses parents sont colons
Papa est dans l’armée maman l’est aussi
Engagés après leur fac de médecine
Aujourd’hui, ils sont tous deux montés en grade
Pour avoir démantelé la résistance arabe
David ! Est réservé et solitaire
Il se comporte à l’école de manière exemplaire
À la maison en retrait pour ce qu’il pense
La Terre promise est l’objet des divergences
À 17 ans fils unique mais conscient
Que son père et sa mère ont les mains pleines de sang
Qu’ils détruisent des familles pour l’empire
Qu’ils sont prêts à faire tout un peuple de martyrs
« Pourquoi détruire les maisons des Palestiniens
Après tout cette terre leur appartient !
Même pas en rêve le statut de locataire
Des squatteurs indésirés qui retracent les frontières
C’est ce que nous sommes et c’est ce que nous resterons
Croyez-vous pouvoir étouffer la rébellion
Des millions d’enfants qui jettent la pierre
Contre des chars et des rangées d’hélicoptères
Papa est un soldat déterminé
« c’est un peuple de parias qu’il faut exterminer ! »
Demain ! Il partira pour le Mossad,
Maman derrière lui pour combattre le jihad
« La CIA nous a bien renseigné
Dans les caves d’une école c’est là qu’ils sont cachés »
C’est avant l’aube que tous deux partiront
Et violemment savent qu’ils combattront
David impuissant se retire de la maison
Et part réfléchir en regardant l’horizon
« Mes parents sont insensibles et cruels
Demain ils marcheront sur les débris d’une maternelle
Endoctrinés par les politiciens
Qui spolient tout un peuple en rassurant l’Israélien
Non ! Je ne peux pas comprendre qu’ils mordent à l’hameçon
Moi-même j’en ai tiré mes propres leçons
Intelligent je crois qu’ils comprendront
Si je leur explique de manière bonne et prompte
C’est décidé ! Il faut que je rentre chez moi »
Il court mais à pied n’y arrivera pas
Il monte dans un bus dix personnes tout au plus
Un homme étrange et des enfants qui s’amusent
L’homme se lève et de ses yeux regarde le fond
Il ouvre son manteau et appuie sur le bouton
L’homme s’est fait exploser !
David est mort et ses parents vont continuer

Enfant du destin
Enfant de la guerre
Palestine, Israël
Amérique, Afrique, Europe, Asie, Océanie
Enfant du destin

Produit par Proof, extrait de « 11 septembre, récit du 11éme jour » sortie en 2004


Petit cheval

 Ce matin, le Soleil est sorti de sa tanière
Et il éclaire les collines de sa forte lumière
Les bruits des troupeaux qui remplissent la plaine
Sont semblables aux éléments qui se déchaînent
Sa tribu se déplace en fonction des saisons
Suivant la migration de l’ours et du bison
Les faucons déambulent dans la parade
Petit cheval est indien et son peuple est nomade
Voilà 16 ans qu’il est né dans les prairies
Au nord de l’Amérique où ses ancêtres ont péri
Un regroupement d’hommes, de femmes et d’enfants
D’animaux éparpillés qui vivent au rythme des vents
Petit cheval, lui, est différent des autres
Moralement développé plus que les autres
Aucun bijou et aucune peinture de guerre
Ne séduisent son ego ni ses pulsions meurtrières
Un amoureux des moments de silence
Qui s’éclipse parfois sans qu’on en prenne conscience
Fils d’ancêtres porteurs de la plume
Aux conseils utiles et aux secrets de la Lune
Ils lui disaient que ce monde était le sien
Et que bientôt il trouverait son chemin
Qu’il fallait se méfier de l’homme blanc et son alcool
Qui le dépouillerait de ses terres et le priverait de son sol
Un soir d’hiver, petit cheval partit méditer
Au sommet des collines enneigées
Là où les aigles royaux viennent au monde
Où les anciens érudits venaient se couper du monde
Mais subitement, une vision lui apparut
Son village massacré par des soldats inconnus
Il dévala la montagne à toute allure
Refusant ce futur, il empoigna sa monture
De la fumée qui jaillit de son camp
Il se rassure en espérant le feu de camp
Rembobinant la scène qu’il avait eue
Avisé à confirmer la vision de visu
En arrivant c’est l’horreur qui le saisit
La vision d’un tas de corps sans vie
Aucun tipi, aucune âme n’a survécu
Aucun arbre, aucune fleur tout est abattu
Son frère et son père ont la tête criblée de balles
Sa sœur et sa mère scalpées aux parties génitales
Des nourrissons cloués sur des arbustes
Des mères porteuses éventrées de leurs fœtus
C’était le prix pour un peuple paisible
Propriétaire de terre, résidents devenus cibles
Comment comprendre le geste des colons
Si ce n’est la cruauté de leur imagination
L’homme est capable du meilleur comme du pire
De sourire ou bien de faire souffrir
D’aider les autres à porter leurs fardeaux
Ou d’être à l’origine des sévices du bourreau
Les blancs sont des loups ils nous chassent et s’imposent
Nous offrent des couvertures pleines de tuberculose
Se venger sera la seule solution
Petit cheval a vu la fin de sa vision
Désormais chevauchant comme la foudre et l’éclair
La tête bien tressée et son arc en bandoulière
Bientôt il aperçoit la poussière de leurs chevaux
Il lance un cri de guerre et accélère le galop
Deux hommes se retournent brusquement comme pour l’abattre
Mais une flèche venue d’ailleurs leur transperce la rate
Le premier obstacle fut franchi
Et au cœur du combat il repense à sa famille
Il frappe l’ennemi de son bras machinal
Une flèche et puis une autre vise l’épine dorsale
Trop nombreux pour le nombre de ses armes
Il réserve l’ultime pour le capitaine d’arme
Un tomahawk dissimulé sous sa selle
Qu’il enfonce dans les crânes sans pitié des criminels
Désormais désarmé à main nue
Avec la force du fauve à combattre il continue
Encerclé puis lynché par le blanc
Sa peau est écarlate mais cette fois-ci par le sang
Et une pluie de balle lui défonce le torse
Ainsi s’achève l’histoire de Little Horse…
Petit cheval fut démembré
Son peuple vengé, mais son pays colonisé

Enfant du destin
Enfant de la guerre

Lakotas, Apaches, Comanches, Iroquois, Cherokees, Cheyennes et Navajos, Séminoles, Pawnees et Crows
Tout les peuples, et toutes les tribus
Enfant du destin

Produit par Proof, extrait de « Jihad, le plus grand combat est contre soi-même » sortie en 2005



Kounta Kinté

L’histoire de Kunta Kinté, célèbre personnage d’un roman d’Alex Haley, Racines, publié en 1976.


J’écarte la végétation qui me gêne
Mes pieds écorchés piétinent ma terre gambienne
Quand bien même je continue ma course
Poursuivi depuis l’aube par je ne sais quelle bête de la brousse
Mon souffle est à bout, je m’économise
Mais quel drame, quelle malédiction me colonise ?
J’entends les brindilles qui craquent sous leurs pas
J’accélère, décidé à ne pas faire partie du repas
Non ! Un tant soit peu le rythme s’intensifie
À mesure que la verdure se densifie
Impossible d’échapper à ce plan
Je sens mon corps transporté dans le ventre de l’oiseau blanc
Tout s’embrouille, mes poignets sont ferrés
Je vois s’éloigner la silhouette de la forêt
Fuyez derrière les fougères, au fond des fourrés
Tel est le cauchemar d’un homme du village Djouffouré

« Kunta… Kunta…
– J’ai fait un cauchemar »

À quatre jours de pirogue de la côte de Gambie
Le fleuve du même nom a vu son niveau grandir
Ces eaux pluviales, dans un climat tropical
À Djouffouré, village de l’Afrique occidentale
Où les histoires se content la nuit
Où le ciel se contemple et les années se comptent en pluie
Où tout bas, on évoque les toubabs
Pour effrayer les enfants, le soir, sous un baobab
Où personne n’est plus âgé que les arbres
Où l’on dit que les armes du chasseur ont une âme
C’est ici que naquit dans cette jungle
Kunta, guerrier noir, de la tribu des Mandingues
Fils de Binta et d’Omoro Kinté
Voilà deux lunes, que la hutte familiale il a quitté
Équipé d’un lance-pierre rudimentaire
Offert par son père, qui lui aussi le tenait de son père
C’est ainsi que les enfants deviennent hommes
En quittant leur famille pour l’enseignement des psaumes
Circoncision et lutte africaine
Feront de Kunta un redoutable adversaire
À son retour, il déchargera sa mère
En s’occupant quotidiennement de son petit frère
Petite fripouille à la frimousse qu’il affectionne
Pas une seconde se passe sans qu’il questionne
Son ainé sur la longueur de l’année
Sur la taille de son nez, ou a propos du grain semé
Afin de mettre fin à son éloquence
Demain Kunta lui fabriquera un tambour de brousse

Au matin, il partit en quête du tronc
Qui lui servira de caisse de résonance
Avec pour seul ami un chien qui guette les trous
Et sa poitrine fraichement gonflée d’assurance
Rien ne semble perturber la matinée
Par aucun cri de babouin, le silence ne sera brisé
Les chevilles dans la rosée, il tape le bois
Le résultat, il lui tarde de le voir
Presque autant que le reste du monde
L’idée de voyager s’accapare de son attention
Il rêve du Mali via la Mauritanie
Du pèlerinage, à la Mecque bénie

Soudain une impression de déjà vu, le chien n’aboie plus
Une odeur de poulet mouillé, c’est le toubab et ses alliés

Un objet lourd lui écrase l’épaule
D’une force insuffisante pour l’envoyer au sol
Dieu merci Kunta se dégage de leur merci
Mais court vers un filet qui oriente sa poursuite
Un coup de fouet réduit ses vêtements en pièces
Un deuxième lui dépèce l’épiderme des fesses
Il dépêche au passage une pierre qu’il décoche
À toute force dans le visage le plus proche
Il déteste que des noirs lâches aident à la débauche
Que sa personne soit l’objet des négoces
Et que les traîtres soient peut-être de sa caste
Des Noirs qui, contre un miroir, leur Histoire saccagent
Des chasseurs au services d’un armateur
Qui deviendront sûrement la proie de leurs employeurs
Une fois le travail accompli, les complices
Redeviendront de la marchandise
Kunta a le cœur qui s’agite
Tandis qu’il enjambe les champs d’arachides
En espérant pouvoir échapper au guet-apens
Mais l’enfant vient d’être violemment frappé à la tempe

C’est dans l’entre-pont que Kunta s’éveille
Dans le ventre de cette bête qu’il n’avait vu qu’en sommeil
Le corps gisant dans ses propres déjections
Infection d’une centaine de corps en ébullition
Matières fécale et vomissures purulentes blessures brûlantes
Sur fond de mort pullulante fulgurante douleur entre les omoplates
Combien de temps s’écoulèrent depuis qu’ils quittèrent la plage ?
Peut être 5, 6, 7 ou 10 jours peu importe ce navire fera demi-tour
Avant que de la mer jaillisse la terre
J’emporterai ces matelots aux portes de l’Enfer
Les toubabs n’ont-ils pas de divinité ?
N’ont-ils pas d’enfants ou d’épouses à aimer ?
Puisqu’ils violent tuent et souillent de leur sperme
La virginité de nos princesses africaines
Ces toubabs n’ont-ils pas de dignité ?
N’ont-ils pas de savoir-vivre à enseigner ?
Puisqu’ils frappent fouettent et bien pire encore
En laissant pour morts les moindres recoins de nos corps
Embarqué à bord du Lord Ligonier vendu au profit d’exploitants cotonniers
C’est ce qu’on raconte désormais de ce voyage
Kunta et les autres deviendront des esclaves
Alors profitant d’être sur le pont
Pour l’exercice quotidien, il saisit l’occasion
Le mot mutinerie en Mandingue est prononcé
Et de sa chaîne émoussée, il étrangle le geôlier
Bascule à bâbord c’est le fouetteur qu’il bouscule
À tribord libère ses compagnons de cellule
Bientôt le ponton sera rempli de foyers
D’assez de guerriers pour dérouter le voilier
Mais devant ces bâtons qui crachent le feu
Leurs poitrines se creusent et ils s’écroulent comme des feuilles
Kunta bataille sous les voiles du négrier
Parmi les cris et les tirs de leurs canonniers
Avant qu’une grêle de fouets siffle sur son corps
Tellement fort qu’ils lui sillonneront le cœur
La peau zébrée par des lanières de cuir ou de cuivre
Aucune manière de fuir ou de vivre
Mais bien pire que la mort serait sa captivité
D’effectuer toute sa vie les mêmes activités
À bout de force il n’a plus de plan
Les yeux pleins de sang, il aperçoit la terre des Blancs

Kunta Kinté fut renchainé
Son peuple troqué par centaines de milliers
Enfant du destin
Enfant de la guerre

Mandingues, Soninkés, Peuls, Cereres et Saracoulés
Bambaras, Yoruba, Baoulés, Ashantis, Diolas et Lobis

Tous les peuples, toutes les ethnies
Toutes les castes, toutes les tribus
Enfant du destin
Enfant de la guerre

Produit par Proof, extrait d’Arabian panther sortie en 2008


Daoud

Ce morceau est la suite de David. Il raconte l’histoire du kamikaze qui fait exploser le bus où se trouve le jeune israélien.
Les deux enfants séparés par le conflit ont cependant beaucoup de point communs : leur prénom (Daoud et David) mais aussi leur révolte contre l’occupant israélien, qui les mènera dans ce bus où ils se rencontreront pour la première et la dernière fois.

Le bus m’emmène dans la ville d’Hébron
Ancienne cité, à la minorité d’hébreux
Souffleur de verre pour le compte de mon oncle
Mon nom c’est Daoud un arabe au regard ténébreux
Je suis né dans ce genre de nid, tout près du quartier juif en Cisjordanie
Jamais je ne sors la nuit
Pas pas peur du noir, mais par un couvre-feu qu’on me force à suivre
Mon défunt frère est mort l’an passé
Officiellement, pour défaut de laisser-passer
Il voulait faire de mes seize ans un jour exceptionnel
C’était sans compter Tsahal et son excès de zèle
La garde-frontière en charge de son contrôle
À cru drôle d’ouvrir la boîte au couteau commando
Celle qui contenait le keffieh traditionnel
Et qui le soir constituerait le fraternel cadeau
Gâteau vandalisé par les gants de cuir
D’une soldate qui n’avait que l’intention de nuire
Une vexation à laquelle mon frère réplique
Par des insultes et des menaces en langue arabe et en hébraïque
« De quels droits tu crois pouvoir me gâcher la fête
Je ferais de toi ma chèvre si j’avais l’doigt sur la gâchette
Enlève tes sales pattes tout de suite de sur cette écharpe »
Aveuglé par la colère un coup lui échappe
Il lui en fallut pas plus pour que le canon crache le feu
Un triplé d’M16 dans le poitrail qui craque le mieux
Ce furent les derniers mots de mon frère
Et leur sens était dirigé en ma faveur
Alors aujourd’hui à la date anniversaire
Je m’apprête à rendre la pareille à l’adversaire
Qui m’a ôté la compagnie de mon ainé, de mon bien-aimé
M’a pris une large part de mon âme peiné
On me prêtera des intentions politiques
Les médias du monde diront que je suis croyant fanatique
Que j’ai agi programmé par un parti terroriste
Et qu’aussi j’enterre ici tout espoir de paix possible
J’aurais milles raisons de m’ceinturer le torse
Ce qu’a enduré mon peuple dans un sanctuaire de la mort
Ces blocus, mépris, obus, phosphore blanc occulte, bouscules, l’ONU qui fait semblant
Interdiction d’accès à certaines professions
Et sur ta carte d’identité, on y appose ta confession
C’est donc ça la seule démocratie du Proche-Orient
Agir en toute impunité sans qu’on lui reproche rien
Mais ma vengeance n’est que personnelle
Lorsqu’on arrive près du checkpoint et des criminels
Dans le bus, dix personnes tout au plus
Un enfant étrange qui vient de monter semble perdu
Ses yeux me fixent avec insistance
J’ai la drôle impression qu’il cherche assistance
Mais mon pouce a déjà enfoncé le bouton rouge
C’est ici que se rencontrent David et Daoud

Daoud s’est fait exploser
David est mort et ses parents vont se venger
Enfant du destin, enfant de la guerre
Palestine libre

Produit par Proof, extrait de Ptotest song sortie en 2013

 

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Une réflexion sur “Les « Enfants du Destin » de Médine viennent des 4 coins de la planète

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