Petition : Expulsion de la jungle de Calais – menace sur la dignité humaine – Lettre ouverte

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Depuis plus de quinze ans, la ville de Calais est devenue une prolongation de la frontière franco-anglaise. Les réfugiés qui fuient leur pays pour passer en Angleterre sont aujourd’hui de plus en plus nombreux dans cette ville du nord de la France.

De parkings en entrepôts, ils finissent par s’installer dans des forêts alentours. Les migrants les appellent jangal – « forêt » en persan et en pachtoun. Le mot « jungle » apparaît ensuite et la connotation évolue alors. En 2009 Eric Besson, ancien ministre de l’Identité nationale démantèle une première jungle. Aujourd’hui, la moitié du plus grand de ces camps est menacée d’expulsion.

La préfète du Pas-de-Calais Fabienne Buccio a ordonné l’évacuation de la partie sud de la «Jungle»  à peu près la moitié de la « Jungle » » de Calais, soit « 800 à 2 000 personnes » sur environ 4 000 migrants.« Le temps est venu de passer à une autre étape », « plus personne ne doit vivre sur (la) partie sud du camp (…), tout le monde doit quitter cette partie-là », a-t’elle déclaré devant la presse. Cela sera la deuxième évacuation depuis le début de l’année et l’évolution de la situation depuis, laisse présager de nouvelles difficultés pour les migrants.

La « Jungle » est un camp où vivent des réfugiés. Ce n’est pas un camp de réfugiés au sens habituel puisque leur présence était jusqu’à présent uniquement tolérée et pas inscrite dans un cadre légale. C’est un véritable petit village, une communauté solidaire dans laquelle chrétiens, musulmans, kurdes et arabes cohabitent et s’entraident qui est née de ce flou politique. Grâce à l’aide d’associations et d’individus, les migrants qui sont passés par des expériences traumatisantes, qui ont pour la plupart vu la mort de près y retrouvent le goût de vivre.

Pour les habitants, la décision de « réduire » leur lieu de vie entraînera des nuits à la belle étoile, la perte de biens, des petits commerces mais surtout de la tristesse, de la colère et du désespoir. Il suffit de discuter quelques instants avec eux pour saisir le manque de considération qu’ils reçoivent. Dans le fond, il demandent juste à être considéré comme des humains et les événements qu’ils subissent sont autant de refus, de rejets.

Nous, associations et individus demandons l’annulation de l’expulsion de la « Jungle » et l’engagement d’une réelle démarche de soutien auprès de ces hommes et femmes en détresse.

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