Le TSR crew fait du rap « Sans sommation »

Productions : Hugo TSR

[Partie 1 : Omry]
Paix à mes boug, en soum-soum j’dé-dé-déboule
J’fous l’souk sans sommation j’suis venu casser des bouches
Assez d’être cool, ils cherchent tous à nous diviser
Dévisagent nos coutumes et nos cicatrices d’initiés
Terminée l’innocence j’ai l’humeur versatile
Le niveau change, j’veux vous entendre dire : « mais frère, ça tue ! »
Si fier qu’ça tourne, j’sais d’où j’viens comme Kunta Kinte
J’compte pas quitter, donc pousse-toi s’te plaît
Sans sommation, j’viens faire taire toutes ces girouettes
TSR c’est 4 lames, prêtes à t’raser comme Gillette
Si jeune j’ai connu l’quartier et ces sales coins
Où nos zinc s’plombent pour un rien d’Simplon à Saint-Ouen
J’reviens de loin, depuis l’temps j’ai pris du galon
Galères, Talion, les p’tits n’entendent plus que le bruit des canons
Donc j’tire, sans sommation, dans tout l’poulailler
Une incitation à crier : « OMRY BOMAYE ! »

[Partie 2 : Vin7]
Motivé par la haine il arrive parfois qu’j’m’y égare
Parce que bien souvent les problèmes débarquent en masse sans crier gare
J’pourrais caner dans une guerre, d’un infarctus du myocarde
Ou simplement pour un rien, comme un chien être mis en cage
Profiter d’l’instant présent, c’est tous les jours que j’m’y engage
Y a pas grand chose de plaisant mais ma vie s’monnaye pas en cash
J’ai des diplômes, crois pas qu’j’m’en cache et pourtant pour l’avenir j’angoisse
Comment élever un gosse si j’regarde pas les choses en face
C’est ça la France ? Où on débarque chez toi sans sommation
Où du jour au lendemain tu peux t’retrouver sans maison
Pour eux t’es plus un être humain, on t’pousse à la consommation T’es qu’une machine à sous, jackpot des chefs de la nation
Peu importe les condamnations, tant pis si on censure mon son
J’gueulerais mes émotions et à travers les même mots sombres
Sacrifices et dévotion, entre les deux j’rêve d’évasion
Jusqu’au jour où la somme acquise s’transformera en division

[Partie 3 : Hugo]
Passage flouté, sorti des clous, pas d’ligne droite
Tu vas rester sur tes doutes, Sans Sommation partie trois
J’essaye de grandir en paix, là où les bancs sont cimentés
Bien trop amer dans vos soirées on fout la merde sans y rentrer
Sans sommation, pour les vieux cons qui restent des petits foufous
C’est l’asile ou la taule, la nuit j’m’envole au dessus d’un nid d’coucous
Avant qu’tu dises « ça roule », il t’faut combien d’verre dans l’ventre ?
Aucun bisou, génération d’baisés qui veut niquer sans faire d’enfants
Trop d’dégâts, j’sais pas si t’as vu
Quand j’parle des shlaggs c’est pas d’l’abus
Les mecs transportent plus de virus qu’une couverture de garde-à-vue
Ils t’griffent, t’es mort, un œil dans l’dos sans sommation
Mes seules idoles : des jeunes qui taffent et des adultes en formation
Y’a pas d’héros, pas d’bouffons, tous perdent la tête façon Boss Tanaka
Peinture sur mon blouson
Y’a pas à dire, Hugo Boss a la classe
Matraquage, plaqué au sol, entre les seringues et la pisse
Marty McFly fait plus rêver, le futur c’est has-been
Rapidement, la fin arrive, pensent qu’à fumer leur drogue
En 2015 on nourrit son cancer plus que son meilleur pote
À quoi ça rime ? Huit ans plus tard, retour de flammes
Pas fan de nouvelles rencontres, j’ai que des frères autour de oim

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