Lucio Bukowski (L’animalerie) & Kyo Itachi font des « Notes d’un souterrain »

Extrait  de « Kiai sous la pluie noire »

“Notes d’un souterrain” est le titre d’un roman écrit en 1864 par l’écrivain russe Dostoïevski. Ce titre diffère selon les traductions, ainsi, certaines éditions auront nommé ce livre “Les carnets du sous-sol”, “Mémoires écrites dans un souterrain” ou encore simplement “Le souterrain”. Ce livre met en scène le long monologue d’un homme névrosé, “malade”, et surtout anonyme; monologue dans lequel il déverse sa haine de la condition humaine, de ses amis de passage ou de ses amours. Le paradoxe ici notable, c’est que Lucio adopte une position opposée à celle du personnage principal de Dostoïevski; l’espoir, l’évolution, la spiritualité, la beauté sont au centre du texte.

Production : Kyo Itachi

[Couplet 1]
Je rédige l’étendu de mes déserts internes depuis ce rade
Incertain, je suis un suicidaire maladroit qui se rate
Contempler ainsi la forme divine d’un sein de fille
Écrire, plonger dans mon âme : voici mon train de vie
Et c’est ainsi que commencent toutes les histoires qui finissent mal
Mais j’ai mieux qu’ça, l’espoir que je frémisse ‘àl’
Et je n’insiste pas, mon art : donner du mien
Gratter des chansons qui, peut-être, te feront du bien
Échappé de l’ombre, je bâtis de vastes empires
J’ai l’air un peu triste mais, promis maman, j’m’en tire
Et vous dire que tout roule toujours serait mentir
À s’attacher à ses angoisses, c’est les revivre en pire
En ces jours, je songe à ceux qui les ont perdu tôt
Leur enverrai mon bon souvenir que je signerai Ludo
Trinque à vous en embrassant un bon goulot
« J’espère vivre digne » me dis-je en partant au boulot

[Refrain]
Je sais que j’essaye, je sais que j’essuie l’échec en grand
Je sens que je suis sans issu et signe un chèque en blanc
Environ l’avenir à vivre, nous virons de files en files d’attentes
Rappant nos vécus vaincus de ville en ville
Je sais que j’essaye, je sais que j’essuie l’échec en grand
Je sens que je suis sans issu et signe un chèque en blanc
Environ l’avenir à vivre, nous virons de files en files d’attentes
Rappant nos vécus vaincus de ville en ville

[Couplet 2]
En traversant les jours, j’ai pris des notes sur les enfers
Déjà trois fois dix ans ferme pour conduite exemplaire
Reste en berne, verse en bref deux-trois gouttes de cette liqueur
Me lève et achève ce petit texte vers sept-huit heures
J’évacue la bile, mon art et ma compote de prunes
À trop fréquenter l’orage, il y a des chances de brume
Et puis je flanche, je cuve dans un décor de dunes
Est-ce l’Orient, la Kabylie ou un effort de plume ?
Et je m’élève chaque instant des cendres de l’époque
Préserve mon âme quand les démons lèveront les cloques
Goûter la beauté : voici ma seule attache
Voir et me réjouir de voir : voici mon seul adage
M’attelle à la tâche, mais le sang a imprégné la page
Note pour plus tard : ravaler la vie quand Dieu la crache
De sa cage, le taulard façonne son propre carnage
Perdu comme un Posca dans les mains du Caravage

[Refrain]
Je sais que j’essaye, je sais que j’essuie l’échec en grand
Je sens que je suis sans issu et signe un chèque en blanc
Environ l’avenir à vivre, nous virons de files en files d’attentes
Rappant nos vécus vaincus de ville en ville
Je sais que j’essaye, je sais que j’essuie l’échec en grand
Je sens que je suis sans issu et signe un chèque en blanc
Environ l’avenir à vivre, nous virons de files en files d’attentes
Rappant nos vécus vaincus de ville en ville

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