Tribune Libre : « Ils ont commencé indigènes, ils sont maintenant indigestes, ils finiront indignes »

Quartiers libres

Cette tribune concernant la Marche du 19 mars pour la Justice et la Dignité nous a été envoyé par des militant(e)s de quartiers, il nous a semblé intéressant de la publier tel quel pour alimenter le débat sur les modalité de luttes contre les violences policières et plus largement sur la question politique des Quartiers Populaire. Bonne lecture. Merci aux auteur(e)s pour leur confiance, Q.L/

« Ils ont commencé indigènes, ils sont maintenant indigestes, ils finiront indignes »

Depuis plusieurs semaines, la Marche du 19 mars pour la Justice et la Dignité qui doit se tenir à Paris fait l’objet de questionnements sur les objectifs et les postures de certains de ses organisateurs. Ces questionnements qu’Houria Bouteldja du PIR (Parti des Indigènes de la République) qualifie avec un peu de suffisance de « bruits » sont accentués par la multiplicité des organisateurs, leur grande disparité idéologique et la capacité qu’on certains à parler avec…

View original post 2 032 mots de plus

Original Tonio & Bigmak ont « Peur du vide » des cerveaux de ces gouvernants

Titre extrait de l’album « Monologue social » d’Original Tonio, disponible depuis le 17 mars 2017

SON

Production: Tideux (Tamahagané clan)
Mixage : R2AN recordz (Tamahagané clan)
Mastering : FL-How (CCK prod, Tamahagané clan)


PAROLES/LYRICS

[Couplet 1- Original Tonio]

Nan j’ai pas l’style qu’en jette, à part des cailloux sur les vil-cis, j’ai pas l’pera qu’les miss kiffent, j’tape des barres sur des beats tristes. Loin d’ces rappeurs timorés, des rédacteurs diplômés, j’prépare la guerre d’puis Elancourt comme un prédateur isolé. Et j’sais plus trop si c’est joué d’avance, si l’savoir est une arme, on a appris des leçons qui t’auraient troué la jambe. Rare d’m’entendre goleri, c’est passé vite, bientôt 30 ans d’conneries j’m’en sors a peu pres entier, mais la faut qu’j’temporise. Marre de plaisanter, y’a plus qu’des bails sérieux, nos daronnes frottent des lampes mais elles peuvent pas faire d’voeux. J’porte pas la parole des pitres, j’me confie qu’a ma feuille, parle ap à l’OPJ, au creux d’ma paume j’effrite la frappe à Balotelli. Dehors, c’est l’ko technique, j’sais plus ou donner du crachat entre fachos et flics, jusqu’à ce que le drapeau s’déchire. Peindre ce tableau m’épuise mais j’garde le pinceau aiguisé jusqu’à ce que le fardeau s’réduise

[Refrain-Bigmak et Original Tonio]

Et j’suis pas v’nu pour les honneurs, j’me fous d’mourir décoré
Comment sortir d’l’ombre? J’ai deja du mal à ouvrir mes volets, fini les souvenirs d’écolier
Ouais y’a des rêves que j’ai perdu vite
J’met ca sur l’compte du remplissage ou d’ma peur du vide
Et j’suis pas v’nu pour les honneurs, j’me fous d’mourir décoré
Comment sortir d’l’ombre? J’ai deja du mal à ouvrir mes volets, fini les souvenirs d’écolier
Ouais y’a des rêves que j’ai perdu vite
J’met ca sur l’compte du remplissage ou d’ma peur du vide

[Couplet 2- Bigmak]

Aucun lien avec ceux que la constitution modèle, fuck la bien-pensance, c’est d’la prostitution moderne. Maux, maux, maux d’tête quand j’y pense j’vois l’époque, les gens qui changent mieux vaut être intransigeant. J’irai ou j’veux sans transit, j’vise plus loin qu’l’horizon. L’experience s’engrange vite, j’regrette rien d’nos vies sombres, mais j’ai l’ai per per perdu quand j’t’en parle, des morts et des sentences graves, des prières qu’on entend pas. J’pourrai faire croire qu’j’men tamponne, bloqué dans ma routine, j’ai l’air à l’ouest mais j’me cramponne à mes projets inaboutis. J’vais mettre la clef sous la porte, fermer la boutique. J’connais des gens prêts à mettre leur vie en jeu pour des broutilles. J’ai l’air d’un zombie dans la ville, tu sens qu’y’a zéro passion, et quand j’te parle tu vois pas mes points d’interrogation. C’est l’mode iceberg, la c’est qu’la partie visible, j’étais tout seul dans ma merde ma part s’ra pas divisible

[Refrain-Bigmak et Original Tonio]

Et j’suis pas v’nu pour les honneurs, j’me fous d’mourir décoré
Comment sortir d’l’ombre? J’ai deja du mal à ouvrir mes volets, fini les souvenirs d’écolier
Ouais y’a des rêves que j’ai perdu vite
J’met ca sur l’compte du remplissage ou d’ma peur du vide
Et j’suis pas v’nu pour les honneurs, j’me fous d’mourir décoré
Comment sortir d’l’ombre? J’ai deja du mal à ouvrir mes volets, fini les souvenirs d’écolier
Ouais y’a des rêves que j’ai perdu vite
J’met ca sur l’compte du remplissage ou d’ma peur du vide

 

 

Ecoutez l’émission socio-militante “Frontline” du 10 mars 2017 avec le « Comité Justice pour Adama »

https://i0.wp.com/www.bboykonsian.com/photo/art/grande/10272612-16773169.jpg

Voici l’émission « Frontline » du 10 mars 2017 avec le comité « Justice pour Adama« 

ÉMISSION RADIO

TRACKLIST

#01. Take good careTony Mason
#02.Bottom of the bottomG Herbo
#03. Intro – Liberté pour les prisonniers de Villiers-le-BelAkye
#04. Adama TraoréDooums
#05. Adama TraoréYomgui & J-White
#06. Pas de justice pas de paixUman
#07. No justiceClinton Fearon 

Le 8/04/17 à Paris c’est « Justice pour tous : Journée de rencontres et de solidarité »

"Justice pour tous : Journée de rencontres et de solidarité" le 08 avril 2017 à Paris

  • 15H : Ouverture des portes
  • 16H : Discussion

Créer des solidarités et se défendre face à la police et la justice. Venez discuter avec le comité justice pour Adama, des habitants de Villiers-le-Bel, le comité de vigilance contre les violences policières à Pantin et d’autres familles et comités.

  • 19H30 : Concert
    • Tino
    • Sitou Koudadjé
    • Première ligne
    • Mokless et Koma (Scred connexion)

Prix libre (tous les bénéfices seront reversés à des familles)
Restauration, buvette et tables de presse et d’information sur place

CNT

33 rue des Vignoles 75020 Paris

(Métro : Buzenval ou Avron)

En 2011 après des années de procédure, les frères Kamara étaient condamnés à 12 et 15 ans de prison pour « tentative d’homicide » contre des policiers. Ils payent le prix d’une vengeance d’État qui s’est déchaînée après les révoltes de 2007 à Villiers-le-Bel. Des révoltes qui faisaient suite à la mort de Lakhamy Samoura et Moushin Sehhouli, parechoqués par une voiture de police le 25 novembre 2007.
Il y a quelques semaines, on apprenait la mise en examen de Bagui Traoré pour « tentative d’assassinat », lui aussi contre des policiers. Bagui Traoré se battait depuis le 19 juillet 2016 pour rétablir la vérité et obtenir la justice pour son frère Adama Traoré, tué par des gendarmes. Sa mise en examen s’inscrit dans la série de harcèlements policiers, judiciaires et politiques qui visent la famille Traoré et les habitants de Beaumont-sur-Oise.
S’organiser pour la vérité et la justice c’est s’exposer à l’acharnement,aux procès pour l’exemple, à la peine de voir des familles déchirées. S’organiser est aussi une affaire quotidienne, avant que le pire n’arrive, comme le montre l’exemple du comité de vigilance contre les violences policières à Pantin, constitué après une série d’épisodes de violences policières subis par la famille Kraiker. Depuis, cette famille et plus généralement les habitants de l’îlot 27 doivent faire face au harcèlement quotidien de la police et tentent de trouver des réponses quotidiennes pour y mettre fin.
S’organiser c’est avant tout s’organiser localement mais c’est aussi échanger des expériences, créer des solidarités.

Rappel de Kery James aux jeunes émeutiers : « La rue ça fait mal »

Résultat de recherche d'images pour "MouhammadAlix"

Ce titre tend à moraliser les jeunes sur la dureté de “la vie de rue” et du banditisme en général. Kery James le sait, et en a fait les frais…

Ils ont tué mon pote, ils ont brûlé son corps

Ce morceau sincère est un bel hommage à deux de ses amis assassinés : L.A.S. et M.A.D. qu’il cite d’ailleurs à la fin du morceau.

Le clip est ponctué de témoignages de proches de victimes décédées de violences policières afin d’illustrer le propos.


CLIP

Réalisation : JG BIGGS
Production : 94 Side P/Suther Kane
Production exécutive: French lab


PAROLES/LYRICS

[Couplet 1]
T’écris dans l’encre, j’écris dans les larmes
Mes frères me manquent, j’ai vécu des drames
Je viens d’la rue, je ne fais pas semblant
J’ai fait des ke-tru qu’on ne fait pas sans gants
Qu’est-ce que tu croyais ? (Qu’est-ce que tu croyais ?)
Dans mes yeux noirs, qu’est-ce que tu voyais ?
Ils ont tué mon pote, ils ont brûlé son corps
La souffrance que je porte défie ton hardcore

[Pont]
Je ne suis pas un gangster de studio
Six pieds sous terre, tombée de rideau
Violences pyromanes, on retrouve des corps sans vie
C’est pas avec des larmes que tu éteins l’incendie

[Refrain]
La rue ça fait mal (la rue ça fait mal)
La rue ça fait mal (la rue ça fait mal)
La rue ça fait mal
On s’y est habitué mais ici rien n’est normal
La rue ça fait mal (j’écris dans les larmes)
La rue ça fait mal (j’ai vécu des drames)
La rue ça fait mal
On s’y est habitué pourtant rien n’y est normal

[Couplet 2]
T’écris dans l’encre, j’écris dans les larmes
Tu te vois dans un miroir, j’me vois dans une lame
Le cœur trop lourd pour croire au mirage
La tête trop pleine pour l’avoir dans les nuages
Qu’est-ce que tu croyais ? (Qu’est-ce que tu croyais ?)
Dans tes yeux noirs, j’ai su ce que je voyais
Ils ont tué ton pote et tu le cherches encore
T’accepteras l’évidence qu’une fois devant son corps

[Pont]
Je ne suis pas un gangster de studio
Six pieds sous terre, tombée de rideau
Violences pyromanes, on retrouve des corps sans vie
C’est pas avec des larmes que tu éteins l’incendie

[Refrain]
La rue ça fait mal (la rue ça fait mal)
La rue ça fait mal (la rue ça fait mal)
La rue ça fait mal
On s’y est habitué mais ici rien n’est normal
La rue ça fait mal (j’écris dans les larmes)
La rue ça fait mal (j’ai vécu des drames)
La rue ça fait mal
On s’y est habitué pourtant rien n’y est normal

[Couplet 3]
À tous ceux qu’ont un pote ou un frère qui s’est fait buter
À toutes les mères qui se sentent comme amputées
À tous les pères qui ne pleurent qu’une fois isolés
Qu’attendent le cimetière, meurtris, inconsolés
Élever un gosse, pour ensuite l’enterrer
La main sur la crosse, pense-y quand tu vas tirer
La rue te fait du charme, tu trouves qu’elle a de l’allure ?
Le drame c’est qu’tu confonds le sucre et le cyanure

[Refrain]
La rue ça fait mal (la rue ça fait mal)
La rue ça fait mal (la rue ça fait mal)
La rue ça fait mal
On s’y est habitué mais ici rien n’est normal
La rue ça fait mal (j’écris dans les larmes)
La rue ça fait mal (j’ai vécu des drames)
La rue ça fait mal
On s’y est habitué pourtant rien n’y est normal

[Outro]
La rue ça fait mal (la rue ça fait mal)
La rue ça fait mal (L.A.S.)
La rue ça fait mal (M.A.D.)
La rue ça fait mal, (ça fait mal), ça fait mal